Pont entre le conscient et l inconscient

Pont entre le conscient et l inconscient

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La volonté et l'esprit avec minuscule appartiennent à l'identité du personnage que nous incarnons sur terre. La Volonté et l'Esprit avec majuscule est l'Intelligence créatrice de toute vie qui souhaite s'exprimer à travers l'être que nous sommes, lorsque nous nous mettons à son service, sans rien attendre en retour.

La maladie n'est pas une trahison du corps mais un signal, une perturbation dans la symphonie de notre univers intérieur. 

L'acte de réguler consciemment notre respiration, le cycle d'inspirer, retenir, expirer, retenir, est ce qui induit une relaxation profonde dans le corps, calme l'esprit turbulent, impose rythme et cohérence au système nerveux autonome. C'est le souffle de l'Esprit qui étant léger et aérien peut toucher, harmoniser et gouverner à la fois le corps physique et les corps émotionnels et de pensées, agissant comme un médiateur entre eux.

La respiration est la seule fonction physiologique qui opère à la fois de manière autonome et consciente. Notre coeur bat sans volonté consciente, nos cellules se divisent sans notre volonté mais la respiration existe au seuil entre l'inconscient et le conscient, entre l'automatique et l'intentionnel. Cela en fait le pont parfait entre le corps et l'Esprit, la Conscience. Lorsque nous respirons inconsciemment, superficielllement, de façon réactive, nous vivons dans un état de survie, de réponse au stress d'activation au combat ou à la fuite. Notre système nerveux sympatique domine. Le cortisol inonde notre système. L'inflammation augment et le corps reste dans un état de défence, de contraction qui avec le temps se manifeste en maladie chronique.

Lorsque nous respirons consciemment, profondément, rythmiquement, nous activons le système nerveux parasympatique, qui engendre le repos, la digestion, l'état de guérison, de régénération de cohérence. De nombreuses études ont mesuré les bienfaits sur le système digestif, la réduction du stress, sur la tension artérielle, sur le système nerveux et, .... Ce n'est pas juste un conseil de bien-être qui fait du bien, c'est la physiologie mesurable et vérifiable. Les études sur la variabilité de la fréquence cardiaque montrent que les schémas de respiration cohérente créent une synchronisation optimale entre les rythmes cardiaques, cérébraux et respiratoires.

Cet état de cohérence est là où la guérison se produit le plus efficacement. C'est là où le corps passe du mode survie au mode épanouissement, de la défence à la croissance, de la fragmentation à la plénitude. Ce qui est encore plus profond, c'est que la respiration n'affecte pas seulement notre physiologie individuelle, elle affecte notre champ énergétique, notre biochamp qui interagit et influence les champs autour de nous. Losque nous respirons avec cohérence, nous ne nous guérissons pas seulement nous-même, mais nous contribuons à la cohérence du champ collectif. 

Ce ne sont pas juste des outils de développement personnel, ce sont des technologies pour déplacer la conscience au niveau collectif. Les résultats sont immédiatement tangibles et prouvent la dominance de l'Esprit sur la matière. Par la respiration consciente, nous apportons le souffle de vie à chacune de nos cellules, à chacun de nos organes, à chacune des fonctions de notre corps. Le fait que le souffle de vie conscient,  agisse sur la matière, sur les systèmes biologiques (digestion, nerfs...) est une preuve indéniable que l'esprit commande la matière, que la conscience façonne la forme. La respiration consciente restaure la purification des éléments dysfonctionnant dans le corps. En pratiquant la respiration consciente, nous imposons l'ordre spirituel sur le chaos. Nous corrigeons l'alchimie interne. Nous rétablissons l'alignement perdu. De ce fait, nous redécouvrons une vérité oubliée, la certitude inébranlable que l'univers n'est pas un accident froid et mécaniste, mais un système vivant, unifié, intelligent, précisément ordonné et animé par une Intelligence supérieure.

La sciences la plus avancée, la physique quantique et les traditions spirituelles les plus profondes convergent ici, toutes deux reconnaissant la réalité pratique que la matière est énergie, que la concience façonne la réalité . Notre pouvoir de guérison réside dans la capacité de notre mental à imposer ordre, but, cohérence sur notre expérience de vie. La guérison devient un acte de liberté de conscience. La certitude que la conscience précède la matière et détermine la matière, nous enlève le rôle de victime des circonstances externes, et nous redevenons le maître conscient de nos réponses internes puisque par notre conscience, nous sommes capable de cocréer notre réalité.

Mais une condition est indéniable de ce principe. Arrêter de nous identifier au contenu transitoire bruyant et chaotique de la vie elle-même. Les pensées, les émotions, les problèmes, la souffrance. Nous ne sommes pas le personnage que nous jouons mais l'observateur éternel, la conscience témoin. Cette présence  n'est pas une évasion de la vie, pas un détachement de la réalité. C'est un changement profond dans notre identité, du contenu au contexte des vagues à l'océan. L'observateur ne s'identifie plus au contenu transitoires, aux nuages qui passent, aux problèmes temporaires, mais à l'espace immuable qui les contient, le ciel. En habitant cet état d'observateur, nous atteignons la désidentification de l'éphémère, du temporaire, la maladie, la souffrance, la crise. Tout cela est vu comme transitoire appartenant au personnage que nous jouons, au rôle, mais jamais à notre essence éternelle, notre vrai Soi.

Nous ne sommes plus notre peur et ce changement de perspective nous rend immunisé contre les schémas réactifs instinctifs. Cette pratique permet de remplacer la réactivité par une réponse consciente, par une action guidée, par la sagesse plutôt que le conditionnement. Devenir l'espace, pas le contenu, c'est atteindre une conscience qui est immunisée contre les fluctuations et le chaos du monde externe et monde interne. On n'arrête d'être emportés par les circonstances, par les schémas réactifs du mental. Ce passage de l'acteur au témoin soulève la rebélion de l'ego, le petit soi, l'identité conditionné se bat désespérément pour maintenir sa position comme centre de notre expérience. Il veut être le personnage principal, le protagoniste, celui à qui tout arrive. Et aussi longtemps que nous restons identifié à ce personnage, nous restons vulnérable à sa souffrance, sa peur, sa recherche sans fin de complétude dans les circonstances externes. La pratique de la respiration consciente, de la conscience observatrice ne consiste pas à devenir froid, détaché, dissocié de la vie. C'est de développer la capacité d'être pleinement présent avec toute expérience agréable et désagréable sans être possédé par elle sans se perdre dedans.

Nous pouvons ressentir une émotion intense sans devenir l'émotion. Nous pouvons expérimentrer  la douleur physique sans devenir la douleur. Nous pouvons observer les pensées qui surgisssent sans croire que chaque pensée est vraie, sans suivre chaque fil mental dans l'anxiété ou la dépréssion. C'est la différence  entre la douleur et la souffrance. La douleur est l'expérience directe, la sensation, la réponse émotionnelle à la perte ou au défi. La souffrance est ce qui ce passe losque nous résistons à la douleur, lorsque nous ajoutons des couches d'histoire et de sens et d'identification sur l'expérience brute. La souffrance est ce qui se passe lorsque nous croyons que cela ne devrait pas arriver ou que l'on ne peut pas gérer ou que ça ne finira jamais. Dans sa respiration consciente, l'observateur voit la douleur comme douleur temporaire, surgissant et passant moment présent après moment présent, alors que le soi identifié crée la souffrance à travers la résistance à l'histoire. Développer la conscience observatrice n'est pas un état permanent à atteindre une fois et se maintient pour toujours. C'est quelque chose à cultiver, moment après moment, respiration après respiration.