Tout dans la nature à un début et une fin, mais notre âme est éternelle. Durant notre vie terrestre, nous devons apprendre à mourir tous les jours. Nous mourons à la minute qui vient de passer, nous mourons à une vielille idée, une croyance ou une certitude. Nous mourons à un système de fonctionnement pour accéder à du nouveau. Donc nous apprenons à mourir continuellement. Lâcher tout contôle pour accéder au véritable flux de la vie. La vie vécue ainsi, devient éternelle quelque soit la forme que nous prendrons. À chaque expiration nous mourons pour laisser place à une autre inspiration. VS
La justesse divine et la métamorphose
Comme la chenille doit mourir pour devenir papillon, l'âme se transforme en traversant la densité de la matière et ses ombres. La vie et la mort ne s'opposent pas : elles s'accomplissent l'une dans l'autre. On pourrait comparer la vie et la mort comme l'alternance du jour et de la nuit. Sauf que contrairement à ce que beaucoup serait susceptible de croire, la vie incarnée serait la nuit et la dites "mort" serait la renaissance au jour.
La vie, don divin confié à l'âme
La vie terrestre n'appartient pas à la personnalité. Elle est un fragment de l'Âme universelle, une étincelle du grand feu divin. Le corps et la personnalité sont comme des instruments confiés pour une durée déterminée, afin que l'âme y vive ses expériences, aprenne, se purifie et s'élève. Mettre fin volontairement à sa vie, c'est interrompre un processus que la Loi cosmique avait placé sur le chemin. Ce n'est pas un "crime" devant un Dieu extérieur, mais une disharmonie avec l'ordre universel : on brise une corde de la symphonie prévue pour cette incarnation.
Les épreuves comme étapes initiatiques
Les épreuves de la vie ne sont pas des châtiments mais des occasions de croissance intérieure. Chaque difficulté est une marche, chaque douleur un passage initiatique. La tentation de suicide naît souvent d'un désir d'échapper à une souffrance insupportable. Mais selon la science initiatique, se soustraire à une épreuve ne la supprime pas. Elle reviendra dans cette vie ou dans une autre, car l'âme n'est jamais condamnée, mais elle est rappelée, encore et encore à l'enseignement qu'elle s'était elle-même donné.
Interruption du cycle naturel de la mort
Lorsqu'une mort survient naturellement, la consciene suit un chemin précis : Le corps physique est quitté. Le corps astral se purifie peu à peu de ses désirs (et cela peut prendre du temps selon l'attachement à ses désirs, même si le temps n'est plus vécu)
L'âme entre ensuite dans un état de repos et de béatitude, où elle récolte les fruits lumineux de son existence.
Mais dans le cas du suicide, ce processus est perturbé. La conscience reste comme "suspendue". Les désirs inassouvis, la souffrance, la violence de l'acte gardent l'âme liée aux plans inférieurs de l'astral. Elle demeure dans un état de confusion, incapable de rejoindre le repos lumineux, jusqu'à ce que le temps prévu de l'incarnation initiale soit écoulé.
Les cadrans cosmiques sont comme une grande horloge, gardienne de la perfection et de la justesse de l'Eternel et de chacun des plans de sa Création.
Errance provisoire, non damnation éternelle
La science initiatique insiste : il n'y a pas d'enfer éternel. L'état douloureux qui suit un suicide n'est pas un châtiment divin, mais la conséquence naturelle d'un processus interrompu. L'âme connaît une errance, un souffrance provisoire, une sensation de vide ou d'inachevé. Mais ce n'est qu'un passage transitoire. Quand l'heure karmique est accomplie, l'âme peut rejoindre la lumière et reprendre son chemin. Rien n'est jamais définitivement perdu : le divin ne ferme aucune porte.
La loi d'Amour et la compassion des vivants
Les lois universelles ne sont pas des juges extérieurs mais des rythmes cosmiques. Le suicide attire une souffrance, mais non une condamnation. L'Amour demeure la clé. L'Amour que l'âme se donnera plus tard en se relevant. L'Amour que ses proches lui envoient, à travers leurs pensées, leurs prières, leurs appels lumineux. Dans l'invisible, ces élans d'Amour sont réellement perçus par l'âme troublée. Ils l'apaisent, lui donnent des forces et l'aident à s'orienter vers la Lumière-Paix.
La certitude du relèvement
Chaque âme, même marquée par le suicide, poursuivra son évolution. L'acte est une interruption douloureuse, mais jamais une fin.
Dans une vie future, l'épreuve qui avait été refusée se présentera à nouveau, peut-être sous une forme différente, mais avec la possibilité de la traverser avec plus de courage et de clarté. Ainsi la sagesse divine tient ensemble deux vérités : la fermeté de la loi (on ne peut pas fuir son évolution) et la douceur de l'Amour (nul n'est jamais perdu, tout est appelé à la lumière).
L'Âme (corps causal ou Soi conscient)
L'âme est le principe individuel et immortel qui relie l'Esprit (la Monade) à la personnalité incarnée. Elle est comme un calice où s'accumulent les expériences de toutes les vies. Elle comme un "Soi supérieur immédiat" est encore tournée vers l'évolution humaine.
L'âme est comme un livre en écriture permanente, où chaque incarnation ajoute un chapitre.
Le Moi supérieur (le Maîre intérieur)
Le Moi supérieur est la réalité divine de l'être, au-delà de l'âme individuelle. Il est la partie divine de l'être humain, enracinée dans l'Esprit. C'est lui qui connaît le Plan, la direction juste, et qui voit au-delà des illusions de la personnalité.
Quand on parle de la "voix intérieure, il s'agit de l'action du Moi supérieur. Le Maître intérieur (le Fils divin, le Christ en nous)
Le Moi supérieur ne "descend" pas tout seul (et on ne peut le forcer!). Il faut que l'être prépare son temple au silence intérieur par la discipline, la pureté et l'effort conscient. Alors, ce maître intérieur peut "habiter" notre conscience et guider nos actes.
La relation
L'âme est comme l'organe récepteur. Elle recueille la lumière du Moi supérieur et la transmet à la personnalité.
Le Moi supérieur est la source de cette lumière, La Présence qui demeure au-delà des cycles de vies.
Dans la progression initiatique, on commence par se relier à l'âme (RESSENTIR), puis, à travers elle, on entre en contact avec le Moi supérieur (cela fait l'effet d'évidences, de jaillissements lumineux de la Conscience supérieure).
L'âme est la fenêtre qui s'ouvre et laisse entrer la lumière.
Le Moi supérieur est le soleil qui, peu à peu, inonde toute la maison.
Personnalité : est comme un enfant qui regarde les reflets changeants dans un miroir d'eau.
Âme : est le bassin qui reçoit la lumière. Ses eaux doivent être entretenues, purifiées.
Moi supérieur : est le soleil au-dessus, dont la Lumière est toujours là, même si l'eau est troublée.
Dans la prière
Personnalité : se distrait, veut des résultats rapides ou des expériences extraordinaires.
Âme : DANS LE SILENCE, goûte une paix simple, un rayonnement intérieur.
Moi supérieur : descend comme une Présence rayonnante, que l'on ne "voit" pas, mais qui emplit l'être d'une certitude profonde : "Je Suis".
Dans la relation humaine
Personnalité : veut être aimée, reconnue, comblée, parfois dans l'attente ou la dépendance.
Âme : cherche à rencontrer l'autre dans la sincérité, à partager une vérité de coeur.
Moi supérieur : éclaire la rencontre comme une alliance d'âme, parfois brève ou exigeante, mais qui vise à accomplir une étape du Plan divin (transmettre, éveiller une qualité briser un schéma, élever la conscience des deux êtres).
Dans l'épreuve
Personnalité : vit une rupture ou une perte et se sent brisée, en colère ou dans le désespoir.
Âme : perçoit dans l'épreuve une chance de croissance : développer le pardon, apprendre la force intérieurs.
Moi supérieur : sait que cette épreuve est une initiation nécessaire (en lien avec la causalité), qui permet à l'âme d'intégrer une qualité divine (comme la compassion ou le dévouement) pour des vies futures.
De la joie à la Félicité
La joie dont se nourrit la personnalité est fragile, car elle dépend des circonstances extérieures. Elle naît et s'éteint au rythme des émotions, des pensées, et des désirs. Mais la joie véritable appartient à l'âme, qui reflète la lumière du Soi supérieur. Au-delà de cette joie, existe un état encore plus pur : la félicité, qui jaillit de l'Esprit et ne connaît ni ombre ni variation.
L'Éphémère et l'Intemporel
Le personnage goûte aux plaisir fugaces, confondant souvent bonheur et exaltation. Mais ce qui est conditionné par le monde extérieur est voué à disparaître. La voie initiatique enseigne à traverser ces joies passagères sans s'y attacher, pour reconnaître la source intemporelle en soi : la félicité, qui ne dépend ni du temps, ni des circonstances, ni des autres.
Le But de la Vie
La Vie terrestre n'a pas pour but l'accumulation d'instants agréables. Elle est une école où l'âme apprend à dépasser les mouvements changeants de la personnalité pour refléter la lumière du Soi supérieur. Ainsi, le véritable but n'est pas la joie humaine, mais la félicité divine, état d'union où l'âme et l'Esprit se reconnaissent.
De la Joie à la Béatitude
La joie peut être un signe : elle indique la présence de l'âme. Mais elle n'est qu'une étape. Lorsque le disciple pousuit sa marche intérieurs, la joie se transfigure en béatitude. La félicité n'est pas un sentiment ; elle est l'état naturel de l'être spirituel, immuable comme le soleil derrière les nuages.
La sagesse silencieuse de la nature
La nature n'a pas besoin de directive pour s'accomplir. Chaque arbre sait quand bourgeonner, chaque fleur sait quand s'ouvrir, chaque rivière sait tracer son lit. Lorsque l'homme intervient en excès, il perturbe l'équilibre qu'il croit devoir corriger. Mais si l'on observe avec patience, on découvre que le cours des choses est déjà juste, que tout se déploie selon une loi intérieurs plus vaste que nos calculs.
Le chemin intérieur
De même que la nature porte en elle sa direction, l'être humain porte en lui une lumière qui connaît le chemin. Ce n'est pas son mental agité, mais la Présence qui réside au plus profond, silencieuse et claire. Celui qui apprend à l'écouter se libère de l'angoisse de contrôler chaque détail. Ce guide intérieur ne se trompe jamais, il est l'écho vivant de l'ordre cosmique en soi.
Le paradoxe de l'effort
L'humain croit souvent qu'il doit tout accomplir par sa propre force, comme si le monde reposait sur ses épaules. Pourtant, l'effort véritable n'est pas de forcer, mais de s'accorder. Il s'agit moins de tirer sur les branches pour faire grandir l'arbre, que d'arroser sa racine et de laisser la sève monter.
t.me/actualislulumineuse