La puissance créatrice de notre monde intérieur

La puissance créatrice de notre monde intérieur

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Lorsque nous murmurons " je n'y arriverai pas" notre inconscient reçoit un manuel d'instruction. Quand nous déclarons "je suis inarrêtable" il devient l'architechte de cette réalité.

Lorsque nous répétons régulièrement une pensée,  la ressentant comme une vérité, nous en faisons une croyance qui traverse la conscience et est reçue par l'inconscient comme un code de programmation littérale. Il n'y a pas de filtre, il accepte tout comme un fait, comme une directive de mission. Notre dialogue intérieur crée notre expérience de vie. Losque nous répétons régulièrement que "nous sommes nul" ou que "ma vie est un un enfer" ou encore "j'ai une santé fragile" et encore "dans notre famille, nous ne sommes pas des entrepreneurs"; "la vie est dure"; "je ne vais jamais arriver à tout faire ...", notre inconscient fera absolument en sorte de répondre en ce sens ! Il suit les instructions avec une loyauté parfaite. L'inconscient exécute essentiellement un programme de confirmation 24h sur 24. Tout ce qui est exprimé et ressenti en répétition devient le filtre à travers lequel il traite toute les informations entrantes. "Les gens ne m'aiment pas" l'inconscient mettra alors en évidence chaque expression faciale subtile, chaque moment de silence, chaque interaction qui pourrait possiblement confirmer cette croyance, tout en filtrant complètement les preuves du contraire. Un sourire chaleureux et sincère sera interprété comme faux ou conditionnel puisque l'inconscient applique le programme reçu.

  • L'inconscient existe dans un état permanent de moment présent. Il n'a aucun concept de passé ou de futur. 
  • L'inconscient applique le principe de l'interprétation absolue. Il ne comprend pas le sarcasme, l'ironie, l'exagération, l'abstrait. Il exécute sans interprétations, ce qui est clairement exprimé.
  • Persévérance. Si durant une décennie, nous avons ressassé "je ne mérite pas...", cela est devenu une super autoroute neuronale pour l'inconscient. Au début, le nouveau chemin de pensée semblera maladroit presque artificiel mais en persévérant le nouveau chemin deviendra automatique. Le cerveau se remodèle littéralement en fonction de nos shémas mentaux les plus fréquents et efface ce qui ne sert plus.
  • S'exprimer en formule positive. Lorsque je dis "je veux arrêter de me sentir anxieux" l'inconscient construit une image interne et vivante de moi, me sentant anxieuse. L'anxiété sera  l'état cible qui va être mis en place. À remplacer par exemple par : "je garde ma paix intérieure en toute circonstance" . Se visualiser calme, traversant ses journées avec aisance, appréhendant chaque situation avec recul et sérénité. 
  • L'inconscient parle en métaphore et en archétype. Lorsque je me vois en "montagne impassible face aux tempêtes", l'inconscient traduit cela en résilience émotionnelle et stabilité. Lorsque je me vois comme "une flamme brûlant ce qui ne ne sert plus", l'inconscient active la transformation et le lâcher prise. Les cultures anciennes comprenaient cela intuitivement. Elles utilisaient  le rituel, le symbole et la mythologie pour communiquer directement avec l'inconscient contournant entièrement le mental rationnel.
  • La résistance au nouveau de l'inconscient. L'inconscient a une directive primordiale qui surpasse tout le reste. Maintenir cet organisme en vie. Pas heureux, pas épanoui, pas florissant, juste en vie. La survie est définie par tout ce que nous avons déjà fait et qui ne nous a pas tué. Même si notre existence actuelle est engourdie, vide, étouffante, l'inconscient la préfère parce qu'il connaît ce shéma. Il fait confiance à ce shéma. Tenter quelque chose de nouveau, d'inconnu, est interpréter comme un danger mortel. Ce n'est pas de la résistance mais de la protection. Faire de petits pas dans l'inconnu, c'est entraîner le mécanisme de survie à reconnaître que l'expansion est sûre que la croissance ne signifie pas l'aliénation. Le principe des petits pas empêchera l'autosabotage qui est un mécanismes de survie de l'inconscient. Reconnaître la peur, la remercier d'essayer de nous protéger et puis doucement avec compassion, fournir la preuve que ce nouveau territoire est en fait sûr. C'est pourquoi les micro-engagemnents fonctionnent si bien pour le changement de comportement. L'inconscient ne peut pas déclencher l'alarme pour quelque chose de minuscule. la peur n'est pas un ennemi mais une information. L'objectif n'est pas d'éliminer la peur. L'objectif est de ressentir la peur et de la reconnaître comme une information à vérifier, plutôt que comme un panneau de stop.
  • Responsabilités. L'inconscient enregistre tout, tout est archivé. Nous devons  être particulièrement sélectifs sur ce que nous laissons entrer dans notre système. Lorsque nous consommons des médias basés sur la peur pendant des heures chaque jour, nous remplissons notre bibliothèque de l'idée d'un monde hostile et dangereux. Si nous côtoyons des personnes qui renforcent constamment la limitation ou que la vie est une lutte, nous enrichissons l'anxiété. Notre bibliothèque inconsciente est comme un algorithme. Les algoritmes des réseaux sociaux montrent plus de ce avec quoi nous nous sommes déjà reliés. Notre inconscient fait la même chose. Il scanne constamment notre environnement à la recherche de schémas qui correspondent à ce qui est déjà dans la bibliothèque. Si la bibliothèque est pleine de traumatismes et de peurs, l'inconscient mettra en évidence chaque expérience qui confirme le traumatisme et la peur, tout en filtrant les preuves de sécurité et de possibilités. C'est ce qu'on appelle le biais de confiramation. C'est une caractéristique de la façon dont l'inconscient traite efficacement la quantité écrasante d'informations qui arrivent à chaque seconde. Lisons des biographies inspirantes, écoutons des musiques qui réjouissent, regardons des films rappellant la capacité et la beauté humaine, entourons-nous de personnes parlant possibilités plutôt que limitations. Il n'y a pas de contenu neutre. Tout ce que nous laissons entrer est de la programmation. 
  • Toujours s'endormir avec une bonne pensée pour être bien disposé le lendemain et porter en nous la joie, l'espoir. Mettre avant de se coucher une bonne pensée dans notre tête, afin qu'elle travaille pendant la nuit. Ne jamais s'endormir avec une pensée négative, car pendant notre sommeil elle produira des désordres en nous. Et si, au moment de nous endormir, nous nous sentons envahi par une angoisse, ne pas rester au lit, se lever, allumer la lampe, faire quelques exercices de respiration, réciter une prière ou lire une page de pensées élevées puis se recoucher. On ne peut pas lutter efficacement en restant étendu. Pour dominer la situation, il faut être debout. 
  • LE RESPECT DES LOIS UNIVERSELLES , cocréer est une responsabilité inhérente à l'être humain, pas un pouvoir magique. Pour apprendre à cocréer, il doit se défaire de ses pensées et volontés égotiques, parce qu'elles ne résultent en aucun cas de la perception juste et claire de la Vie et du chemin de l'âme en incarnation, mais de constructions mentales, des croyances fabriquées, des influences psychiques et personnifiées, des peurs, des craintes et des insécurités qui forment des désirs que le petit moi cherche à combler. Le petit personnage que je suis n'est pas créateur, il reçoit ses inspirations de la Source-Vie. Mais la Source ne peut se faire entendre si le petit peronnage fait trop de bruit par ses pensées et autres turpitudes mentales, nous ne pouvons l'entendre qu'en étant dans un état de paix et de confiance. Soyons les gardiens conscients de ce que nous laissons entrer en nous et de ce que nous exprimons. Remercions notre mental de se mettre au service des inspirations de la Source qui nous guide à travers la voie du coeur.