Les trois erreurs les plus fréquente de la parentalité dite bienveillante:
" Eh, tu ne me tapes pas..."
Votre enfant tape, vous dites "on ne tape pas" mais vous laissez faire. Ca ça ne marche pas !
Vous devez intervenir: " Je ne te laisse pas taper ! "+ vous stopper le geste calmement, fermement. C'est comme cela qu'il comprend que la règle est réelle.
Éviter les conséquences : s'il jette un jouet et que rien ne se passe, pourquoi il arrêterait
Proposez une alternative : "tu peux lancer une balle mais pas ça !"
S'il recommence
Dites que vous le rangez et vous le faites sans colère. C'est commme ça qu'il apprend.
S'oublier : vous voulez apaiser votre enfant mais à l'intérieur vous êtes tendu agacé et ça, il le ressent. Un enfant n'apprend pas seulement de ce que vous dites, il apprend de ce que vous êtes. Quand vous restez calme votre enfant s'apaise beaucoup plus vite.
La parentalité bienveillante ça n'est pas tout accepter, c'est être à la fois
ferme sur le cadre et bienveillant sur les besoins
Quand votre enfant dit, non :
" Léo, vient mettre ton pyjama ! NON ! "
En fait, cela ressemble à de l'opposition mais en réalité, il se joue autre chose. Votre enfant peut dire non, mais il n'a pas encore appris comment le dire. Donc il y a une différence entre ce qu'il dit et la façon dont il le dit. Et surtout, c'est notre réaction qui va lui apprendre ça. Si vous lui répondez au cri, vous renforcez le cri même sans le vouloir.
Essayer de séparer le ton du message : " Je t'écoute quand tu parles doucement."
Vous le dites une seule fois et s'il le cri continue vous vous retirez de la conversation. Pas de réponse, pas de regard. Vous n'ignorez pas votre enfant pour autant mais vous ne renforcez pas ce comportement.
Vous vous dîtes peut-être que votre enfant est trop petit, qu'il ne va pas comprendre.. En réalité un enfant repère très tôt ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.
Avec cette posture petit à petit, votre enfant comprend que quand il parle calmement vous l'écoutez et que quand il crie ça ne marche pas. Et avec le temps, il ajuste parce que vous ne corrigez pas seulement ce qu'il dit, vous lui apprenez comment le dire
Je parle et il ne m'écoute pas
Plutôt que de lui parlez de loin : " Léo vient manger ! "
À la place :approchez vous, mettez-vous à sa hauteur, attendez qu'il vous regarde " Léo. le repas est prêt, on y va." Là il entend et vous en êtes assuré.
Plutôt que de lui demandez de changer d'activité d'un coup, sans prévenir : " Léo range ton livre et va au bain ! "
À la place : " Dans 5 minutes, tu rangeras ton livre et tu iras au bain." "Allez c'est le moment. " Vous l'aidez à passer d'une activité à l'autre
Plutôt que " Léo range tes jouets, s'il te plaît " Cette demande est floue, on dirait une proposition.
À la place : " C'est l'heure de ranger, tu commences par les cubes ou les voitures? " Vous posez un cadre clair et vous offrez un choix et très souvent, il coopère beaucoup plus facilement parce qu'un enfant a besoin de repères clairs pas de répétions.
si ça me marche pas
Sans entrer dans le conflit ni les menaces, il est possible de se faire écouter.
Plutôt que : "Si tu ne range pas tes jouets, ils vont à la poubelle ! "
dites : " Range les jouets maintenant comme ça nous aurons le temps pour une histoire".
Plutôt que : "Si tu ne le fais pas tout de suite, tu es puni(e) !"
Dites : " Tu peux le faire maintenant ou dans deux minutes, tu choisis".
Plutôt que : " Si je dois le répéter encore une fois, tu es puni(e) ! "
Dites : " Je t'aide à commencer puis tu continues tout seul".
Plutôt que : " Dis donc, tu ne me parles pas comme ça ! "
Dites : " Je vois que tu es en colère mais parle-moi avec une voix calme et je t'écoute".
Plutôt que : "J'ai dit NON, c'est NON, point ! "
Dites : "Tu fais d'abord ce que je te demande et on en discute après".
Même situations mais des résultats complétement différents avec les menaces, l'enfant résiste, la relation se dégrade. Avec un cadre clair, respectueux et guidant, l'enfant coopère avec d'avantage de plaisir. Vous ne perdez votre autorité, vous la rendez respectueuse et efficace.
" Ne pleure pas! "
Nous l'avons tous dit quand notre enfant gémit pour obtenir quelque chose et pourtant ça ne marche pas vraiment ! Votre enfant continue, il insiste et il gémit encore plus et c'est normal parce que sans le vouloir nous renforçons ce comportement.
Quand votre enfant gémit et que vous trouvez une solutions à sa place, il apprend inconsciemment que gémir, ça marche. Quand vous dites non et que vous cèder après une crise, il apprend que se plaindre ça change la réponse.
Alors on peut faire autrement, quand il se plaint : " On dirait que quelque chose te dérange, j'aimerais te comprendre, parle-moi avec ta voix normale, je técoute.
Et quand la réponse est non : " Je comprends que tu en aies envie mais la réponse reste non. " Vous ne cédez pas mais vous ne rejetez pas non plus, vous accompagnez calmement, vous faites preuve d'empathie et surtout vous lui apprenez comment demander autrement.
Un enfant ne naît pas en sachant s'exprimer calmement, ça s'apprend et ce que vous encouragez, c'est ce que vous voyez revenir le plus souvent.
Mon enfant doute de lui
" Allez, vas-y, tu peux le faire ! "
Vous pensez l'aider mais ça ne l'aide pas vraiment. Quand votre enfant doute de lui, lui dire : " tu peux y arriver ! ", ça ne lui donne pas confiance, ça le laisse seul avec son problème.
À la place faites-le parler : " qu'est-ce qui te bloque, qu'estce que tu pourrais essayer ? " Là, il réfléchit , il cherche et surtout il agit.
Et quand il réussit, évitez : " Bravo, tu es fort ! "
Dites plutôt : " Tu as sauté plus haut, tu as pris de l'élan." Vous mettez des mots sur ce qu'il a fait pas sur ce qu'il est.
Et petit à petit, il comprend que sa réussite vient de ses actions, de ses essais, de ses erreurs pas des mots qu'on lui dit.
C'est comme ça qui construit une vraie confiance en lui.
Moments difficiles
"J'en ai marre, c'est insupportable, j'y arrive pas !"
Nous traversons tous des moments difficiles et c'est normal.
Il faut être conscient que lorsque nous nous parlons comme ça à nous-même, notre enfant apprend à se parler pareil. C'est normal de traverser des moments diffiles mais ce qui qui compte, c'est ce qu'on en fait ensuite.
" Ok, c'est compliqué, je vais essayez autrement! Allez, je prends mon temps ! Je vais touvé une solution !
En se parlant ainsi, nous nous relèvons plus vite et notre enfant apprend comment faire. Nos enfants apprennent à se parler en nous écoutant parler, en nous observant. Ce que nous nous disons, il va se le dire aussi. Alors semons ces phrases d'auto-encouragement dans notre quotidien.
Refus !
-"Tu peux ranger la couverture,s'il te plaît ?"
"Comment ça, c'est pas toi qui la sortie ?! "
-"Tu peux mettre le bol dans le lave-vaisselle ? "
"Comment ça, c'est pas ton bol ?!"
Ce sénario, tous les parents connaissent, on pense que notre enfant refuse d'aider mais en réalité, il se défend parce que quand vous lui demander quelque chose, il comprend parfois " C'est de ma faute?!" donc il répond, "c'est pas moi ! "
Nous pouvons agire autrement :
Si c'est vraiment à lui : " Je comprends que tu n'aies pas envie mais chacun est responsable de ses affaires ! "
Si ça n'est pas à lui : " Oui, je sais que ce n'est pas à toi mais j'ai besoin de ton aide. Dans une famille, il y des choses que l'on fait pour soi et d'autres qu'on fait pour les autres. Merci de participer, ça nous aide vraiment !"
Un enfant coopère plus facilement quand le cadre lui semble juste.
Non négociable !
" Si tu ne mets pas ton casque, pas de vélo! "
" Si tu ne ranges pas tes jouets pas d'histoire! "
" Si tu ne finis pas ton assiette, pas de dessert! "
Ces phrases, nous les avons tous déjà dites et le plus souvent ça ne marche pas, ça crée du conflit, notre enfant résiste, il s'énerve, il teste, ne vous écoute pas et c'est normal.
Avec cette phrase, on ouvre une négociation. L'enfant entend "si" ce qui lui laisse penser qu'il peut essayer autrement.
Nous pouvons agir différemment :
" Tu vas faire du vélo, dès que ton casque est mis ."
Le message est clair, posé calmement. Le vélo est prévu mais la condition est non négociable. Et si ça ne suffit pas, on passe à l'action, on prend le vélo, on s'interpose et on attend SANS RÉPÉTER, SANS MENACER, juste on tient le cadre patiemment, calmement et la plupart du temps votre enfant s'ajuste parce que votre calme l'aide à garder le sien et il comprend qu'il n'y a pas d'autres issues. Un enfant coopère beaucoup mieux quand le cadre est clair, calme et tenu.
Peurs
" Mais, tu as peur de quoi ? Du noir, d'une araignée, d'un monstre ? "
Là en tant que parent, on fait presque tous la même chose, on rassure sur l'objet de la peur : " Mais, il n'y a rien dans le noir ! Mais les monstres, ça n'existe pas! L'araignée, elle va rien te faire, c'est pas la petite bête, qui va manger la grosse!"
Et pourtant, ça ne marche pas vraiment. Nous nous trompons de cible. Notre enfant n'a pas seulement peur de l'araignée, il a surtout peur de ce que ça lui fait à l'intérieur.
Le coeur qui bat, le corps qui se crispe, cette sensation désagréable, il ne sait pas encore comment la gérer. Donc si nous enlevons l'araignée d'aujourd'hui, la peur, elle, reviendra ailleurs demain.
Au lieu de dire : "Mais y a rien, t'as pas peur !"
On peut proposer : " Tu as peur, là? C'est une sensation pas très agréable, ça fait bizarre dans le corps, hein !?" On ne parle plus de l'objet, on parle surtout de la sensation puis on guide : " Ca ne fait pas du bien, mais ça va passer! On reste ensemble, on respire. Tu peux essayer même si tu as peur."
Le but n'est pas qu'il n'ait plus peur, c'est qu'il apprenne à traverser cette peur sans qu'elle le déborde.
Agacements
"Arrête de frapper ta fourchette sur l'assiette!!!"
Il y a une voix que tous les parents connaissent, cette voix c'est celle de la frustration. C'est normal, nos enfants peuvent nous agacer mais, il y a un problème, car cette voix renforce le comportement. Pour un enfant, faire réagir son parent, c'est déjà une récompense car il obtient notre attention. Donc lorsque nous réagissons comme ça : "Tu fais exprès, là ! Non mais sérieusement, arrête ça tout de suite!!!" Nous alimentons sans le vouloir ce que nous voulons voir- disparaître.
Ne posez pas une question dont vous connaissez déjà la réponse et ne dites pas juste ce qu'il ne faut pas faire mais dites clairement, calmement et fermement ce que vous attendez: " L'eau reste dans la baignoire.", " Tu poses la fourchette comme ça.", " Les vêtements vont dans le panier." .
Et surtout, profitez du moment où votre enfant agit correctement pour l'encourager : "Oui, c'est comme ça, c'est ça, très bien !" Parce que ce que vous renforcez, c'est ce que vous voyez revenir le plus souvent. Et c'est comme ça que votre enfant apprend à faire mieux.
Bla, bla, bla...
" Mais c'est pas grave si ta banane est cassée ! "
Avant 6-7 ans les arguments logiques ne permettent pas de concaincre vortre enfant.
Les expériences du célèbre Piaget le démontrent:
- Vous alignez des pièces, vous les écartez. Pour vous c'est pareil alors que pour l'enfant, il y en a plus.
- Vous avez un verre d'eau, vous changez le contenant. Pour vous c'est la même quantité mais pour lui, il y en a plus.
- Vous avez deux biscuits entiers ou deux demi-biscuits pour lui c'est pareil.
Ce qui montre bien l'immaturité de son cerveau. Quand votre enfant pleure pour un bol de la mauvaise couleur, un T-shirt qui ne va pas, c'est un détail pour vous mais c'est énorme pour lui.
Avant 6-7 ans l'enfant se base surtout sur ce qu'il voit pas sur la logique. Donc quand vous expliquer, argumenter, ça ne l'apaise pas.
À la place reconnaissez son sentiment : " Tu voulais le bol bleu, tu es déçu(e)?"
Puis guider :
peu de mot, une présence calme, apaisante, des actions simples.
Si vous vous vous agitez, il s'agite aussi.
Vous restez calme, il apprend le calme. Votre attitude devient sa référence.
Alors moins de logique, plus de connexion, plus d'empathie et c'est comme ça que peu à peu, il apprend à s'apaiser.
C'est pas grave
"C'est pas grave, ça arrive, viens-là, tout va bien."
Quand un enfant fait une erreur comme renverser son verre, bousculer une plante... ce qui compte vraiment ce n'est pas l'erreur, c'est la façon dont nous l'accueillons.
Parfois c'est une maladresse, parfois c'est un oubli, pafois c'est une tentative râtée de faire quelque chose seul. Chez un jeune enfant c'est normal. Un enfant a presque tout à construire, coordonner ses gestes, planifier ses actions, résoudre des problèmes, contrôler ses impulsions.
Alors quand une erreur arrive, notre réaction joue un rôle déterminant. Elle influence la façon dont l'enfant va s'autoriser à agir, à essayer, à se faire confiance.
Si l'enfant rencontre surtout de la colère ou du reproche, il apprend à avoir peur de se tromper.
Mais s'il rencontre un adulte calme qui l'accompagne, il apprend qu'il peut essayer, qu'il peut recommencer, qu'il peut progresser.
Et c'est exactement comme ça que naissent l'autonomie, la confiance, l'envie d'apprendre.
Bien sûr quand une erreur arrive, notre réflexe peut être de s'agacer ou de se fâcher
mais si on prend un instant pour calmer notre propre impulsivité, on peut rèpondre autrement avec calme, avec compréhension en se tournant vers la solution plutôt que vers le reproche.
"La façon dont nous accueillons leur petite erreur d'aujourd'hui construit souvent la confiance que nos enfants auront pour affronter leur grande erreur de demain".
Les avertissements répétés
"Si tu recommences, Attention ! ", "Je compte jusqu'à 3 ! ", " La prochaine fois, tu seras puni ! "
Mais pourquoi attendre la prochaine fois?
Quand un enfant frappe, il sait déjà que c'est interdit. Lui redire encore, n'apprend rien et surtout, ça peut donner l'impression que la première fois est tolérée. Ca n'est pas une question de sévérité, c'est une question de clarté.
En posant une limite immédiate, vous envoyer un message clair et rassurant : "Mon parent est là et il sait comment me cadrer.
Exemples :
- "Il est interdit de taper, viens avec moi.",
- "Stop, je t'éloigne pour que tout le monde reste en sécurité.",
- "Ce n'est pas comme ça qu'on range, on recommence ensemble de la bonne façon.",
Pas besoin de menacer, pas besoin de compter, juste agir avec calme, fermeté et cohérence dès la première fois. C'est une cadre solide et bienveillant. Calme clair et appliqué dès la première fois.
Fais pas si, fais pas ça ... !
" Ne cours pas! "
Vous passez votre journée à dire ce qu'il ne doit pas faire et pourtant ça ne marche pas vraiment. L'enfant entend surtout l'action à éviter : courir, jeter, oublier... À la place, dites-lui quoi faire.
De 2 à 5 ans au lieu de dire :
- X " Ne cours pas ! " dites : " Marche dans la maison. "
- X "Ne jette pas! " dites : " Garde la nourriture dans l'assiette. "
De 6 à 12 ans au lieu de dire :
- X " N'oublie pas tes devoirs ! " dites : "Pense bien à prendre ton cahier. "
- X " Ne sois pas en retard ! " dit : " Sois rentré à 18h."
Et plus grand :
- X " N'oublie pas de me prévenir ! " dites : " Envoie- moi un message quand tu arrives."
- X " Ne fais pas n'importe quoi ! " dites : " Fais des choix dont tu seras fier. "
Vous lui montrer la direction, il se sent guidé plutôt que freiné. Moins de lutte, plus d'action. Un enfant agit mieux quand il sait quoi faire.
Le guide du parent bienveillant et efficace : https://mail.google.com/mail/u/0?ui=2&ik=857abc97a2&attid=0.1&permmsgid=msg-a:r6380878623366684324&view=att&disp=safe&realattid=19df8de1a47993a8de21&zw
Vidéos : https://www.youtube.com/@Actimomes