Dans une époque saturée d'injonctions alimentaires contradictoires, nous finissons par avoir peur de manger, l'assiette devient source d'anxiété plutôt que de plaisir et de nutrition.
Le problème n'est "presque" jamais l'aliment ... mais le "terrain"
Beaucoup de symptômes comme les ballonnements, fatigue, inflammations, intolérances apparaissent quand le corps est affaibli par un feu digestif diminué, un métabolisme ralenti, un foie et système digestif saturés. Supprimer un aliment peut soulager temporairement, mais ne réparent pas la cause profonde. Le corps devient alors hypersensible à de plus en plus de chose.
Une solution durable est de restaurer la capacité du corps à digérer et assimiler, plutôt que d'éliminer à tout va.
Les aliments diabolisés
Gluten
Il y a une grosse différence entre gluten et gluten. Nous n'avons pas besoin de supprimer tous les gluten si nous ne sommes pas atteints de la maladie céliaque ou autres maladies auto immune rare. Par contre, il faut savoir que le gluten d'aujourd'hui est issu du blé moderne. Le blé moderne a été croisé et recroisé depuis la dernière guerre, ce qui fait qu'il est un peu comme un OGM alors qu'il n'est pas défini comme un OGM. Les mollécules ont été tellement transformées que nous nous retrouvons avec un blé si éloigné de la nature, si nouveau que le corps ne le reconnaît plus. Une étude de Harvard faite par le docteur Alessio Fazano, confirme que le gluten moderne qui constitue 99,999..% des produits de blé que nous mangeons, crée des problèmes intestinaux et créent de l'intestin poreux.
Réduire drastiquement nos produits à base de blé moderne est une excellente initiative mais cela ne signifie pas que nous ne pouvons pas mangé le gluten des autres céréales comme l'épautre, le petit épautre, orge, seigle, sarasin, ...
Le gluten d'aujourd'hui est dans la plupart des produits de boulangerie et de pâtisserie qui sont fait avec des levures industrielles. Et cette levure a un tout autre processus que le levin. Autrefois, nous faisions le pain au levain qui permettait de prédigérer le gluten. Même avec une farine au blé moderne, un pain au levain pur sans un gramme de levure, aura prédigéré le gluten et ne créera pas de problèmes digestifs.
Lait
Clairement le lait de vache et c'est pareil pour le lait de brebis, de chèvre,... sont adaptés pour leurs petits. Le lait contient énormément de facteurs de croissance ce qui va faire croître des choses à l'intérieur de nous. Un veau atteint quasiment sa taille adulte en une année de vie. Un bébé humain prend en moyenne 6 kilos dans sa première année. Un veau développe en priorité, ses muscles et sa chair alors que le bébé humain développe en priorité plutôt son cerveau. Donc le lait de vache n'est pas adapté à l'humain. Il contient tellement de calcium, ce qui nous est vendu comme super important pour nos os alors que nos os sont constituées de 15 différents minéraux. Nous avons besoin aussi de calcium mais aussi de 14 autres minéraux. De plus nos os sont fait de protéines et la protéine du lait n'est pas facilement assimilable, ceci nottamment lorsqu'elle est caillée, cela peut poser des problèmes de digestion qui ne sont du coup pas dû au lactose mais dû soit au gras du lait soit aux protéines du lait, c'est à dire à la caséine qui chez les souris peut provoquer un cancer.
L'être humain est le seul à ne pas être servré à la fin de la petite enfance, nous continuons de boire et manger des produits laitiers, nous avons même appris que nous devions manger "trois produits laitier par jour"... alors que nous n'en avons plus du tout besoin après le lait maternelle.
Le calcium est abondant dans toute la nature, dans tous les légumes et les fruits, nous n'en manquons aucunement. Certains fruits et légumes en contiennent plus que d'autres. Mais à savoir que nous avons un équilibre subtile entre le calcium et le magnésium dans notre corps et lorsque nous privilégions l'un plus que l'autre, nous créons un déséquilibre entre deux substances vitales et qu'en mangeant des fruits et légumes de notre nature, l'équilibre y est présent naturellement.
Le but n'est pas de supprimer le fromage et autre, le but est de savoir que le lait n'est pas adapté au corps humain qui peut créer énormément de maladie auto immune et poser grand nombre de problème à certains corps mais quand nous le mangeons en petite quantité, en le choisissant idéalement plutôt de brebis ou de chèvre bio, pâturage plutôt que de manger un fromage de vache au lait pasteurisé fait à grande échelle, ce n'est nutritionnellement pas la meilleure chose que nous puissions faire à notre corps mais on peut en manger quand même. La dose fait le poison.
Sucre
Le sucre raffiné en excès est clairement problématique, provoquant la résistance à l'insuline, de l'inflammations, de l'addictions. Le coprs toutefois a besoin de glucides de qualité comme les fruits, céréales anciennes, légumes. Le tout est la quantité, la qualité et du moment où nous les ingérons. En commençant les repas par du salé, légumes, puis protéines et graisse, cela aide à stabiliser la glycémie et réduit les envies et les fringales.
Viande et protéines animales
Elles ne sont ni "essentielles" pour tous ni "à bannir". Elles apportent des nutriments denses comme la vitamines B12, du fer, du zing, ..., mais peuvent surcharger un foie ou un système digestif faible. Choisir une viande de qualité en quantité adaptée à chacun.
Le régime kéto, le crudivorisme, lectines, ...
Manger cru ? Les plantes crues sont beaucoup plus riches en micronutriments et en enzymes digestifs, en micro-organismes, ... . Néanmoins, si tout était détruit à la cuisson, l'humanité serait déjà morte. Donc, tout n'est pas détruit à la cuisson. Beaucoup de plantes sont assez indigestes, lorsqu'elles ne sont pas cuites, à part les fruits. La médecine chinoise part du principe que nous avons un feu digestif à 37 degrès en gros et que plus nous nous rapprochons de cette température, plus cela rend la nourriture digeste et assimilable. Cela induit donc une petite cuisson.
Lorsque nous mangeons tout cru, le corps a besoin de tout réchauffer et de tout cuire par lui-même, alors que la cuisson rend certains aliments plus digeste comme par exemple les légumineuses, vous ne pouvez pas les manger crues, c'est impossible. Garder une petite partie de notre alimentation crue pour préserver des micronutriments et à préférer et de proximité. Quelques fruits, feuilles, les graines, les oléagineux. Manger plutôt chaud et cuit agrémenter de quelques aliments cru qui ne sortent pas du frigo. Le corps dois déployer 16 fois plus d'énergie digestive pour digérer du cru comparé à du cuit. De plus si nous sommes fatigué, frileux, avons une digestion difficile, des ballonnements, manger cru est la pire des choses que nous puissions faire à notre corps car nous monopolisons toute notre énergie pour digérer et cette énergie n'est plus disponible pour d'autres choses comme pour la régénération, le système immunitaire, ... Si nous n'avons plus assez d'énergie disponible après avoir réchauffer et cuit des aliments cru dans notre système digestif, nous aurons beau manger les meilleurs aliments, nous n'aurons plus l'énergie nécessaire pour les assimiler.
Tout cru est un extrêmisme et ce qui est extrêmisme est toujours néfaste pour le corps. Tout cuire, est aussi extrêmiste et surtout lorsque nous cuisons trop fort, trop chaud, trop longtemps, trop transformé, trop frit, trop grillé. Le but est de toujours revenir à l'équilibre et de le tester sur son propre corps.
Chaque régime extrême peut aider à court terme par restriction calorique ou élimination d'irritant, mais devient souvent déséquilibrant à long terme. Le corps a besoin de variété et d'adaptation selon les saisons, l'âge, l'activité et la constitution. l'extrémisme est toujours néfaste.
Le principe clé pour retrouver le bon sens
Priorité au terrain, renforcer notre digestion par une cuisson douce, des épices pas forcément piquantes, une bonne mastication, des repas à heure réguliers, dans un environnement et une ambiance qui permet notre gestion du stress, notre pleine présence à notre assiette sans écran ou autres distractions.
Écouter son corps plutôt que dde suivre les tendances absolues. Ce qui marche pour notre voisin, peut ne pas nous convenir
Approche individuelle regarder une personne dans sa globalité. Sa constitution, la saison, les symptômes car chacun est unique et son protocole également
Commencer par des bases simples
Des aliments entiers au plus proche de la nature, surtout pas de produits industriels, du cuit autant que nécessaire, varier son alimentation et écouter ses signaux corporels.
Nous ne sommes pas obligés de tout supprimer pour aller mieux, le vrai travail consiste souvent à rendre le corps plus résilient plutôt qu'à fuir toujours plus les aliments. Une fois le terrain assaini, beaucoup "d'intolérances" diminuent naturellement.
Cette approche, à la fois physiologique, biochimique et inspirée de la médecine chinoise, invite à reprendre confiance en son assiette et en son corps.
Manger de saison et de proximité répond au besoin de notre corps en cette saison et en cette endroit.
Le 80% je me nourris de bonne chose et 20% de vie sociale (restaurant, apéro, vacances.. )
Cet article ne retransmet qu'une pratique privée qui convient à son auteur et ne sera en aucun cas condidéré comme des conseils médicaux recommandés