Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas

Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas

Catégories: Histoire, mythes et légendes Vues: 9 vues

"ce qui est en haut est comme ce qui est en bas" 

Ces quelques mots ont obsédé des générations entières de penseurs. Des philosophes, des alchimistes, des mathématiciens, des mystiques, des physiciens, des gens qui ne se connaissaient pas, qui ne parlaient pas la même langue, qui vivaient à des siècles d'écart et qui sont tous, d'une façon ou d'une autre, tombés sur cette même idée. 

Le texte d'où vient cette phrase est " La table d'émeraude ". 

On dit qu'il a été gravé sur une tablette d'émeraude et qu'il contenait les secrets de l'univers en quelques lignes à peine. Le texte complet tient sur une page, moins qu'une page. Et pourtant des bibliothèque entières ont été écrites pour tenter de le comprendre. Le problème est que nous ne savons pas quand, ni où, ni par qui  il a été écrit. Certain historien pensent qu'il date du 6e ou 7e siècle de notre ère, rédigé en arabe dans les cercles de pensée de l'époque. 
D'autres croient que le texte arabe n'est qu'une copie d'un original grec bien plus ancien, peut-être due 2e ou 3e siècle.

D'autres encore, et c'est là que les choses deviennent étranges, pensent que le texte remonte à une tradition orale si ancienne qu'on ne peut la dater, qu'il porte la trace d'un savoir qui circulait déjà avant l'écriture elle-même. 

Ce mystère sur l'origine fait partie du message 

Un texte qui parle de correspondance entre le haut et le bas, entre le visible et l'invisible et dont l'origine, elle-même est invisible. Il y a quelque chose de cohérent. Ce qui est certain est que le texte a voyagé. Il est passé des cercles hermétiques grecs aux traducteurs arabes, des traducteurs arabes aux alchimistes médiévaux, des alchimistes médiévaux aux philosophes de la Renaissance. Et de là, il a continué à se propager sous des formes différentes jusqu'à aujourd'hui. 

Chaque époque a lu la même phrase et chaque époque y a trouvé autre chose.

Interprétations selon les contextes 

Alchimie : une correspondance entre les opérations chimique, en bas et les transformations intérieures de l'alchimiste, en haut. Le travail sur la matière reflète le travail sur soi.

Franc-maçonnerie et traditions initiatiques : souvent citée dans les rituels ou réflexions symboliques pour évoquer l'unité, la quête intérieure et le lien entre le visible et l'invisible.

Psychologie et moderne : Carl Gustav Jung s'en est inspiré pour parler de synchronicité et de l'union des opposés, le conscient et l'inconscient. Aujourd'hui, interprété parfois comme "ce qui est à l'intérieur de soi est comme ce qui est à l'extérieur". Le monde est un reflet de sa propre intériorité et sa propre intériorité se reflète sur le monde.

l'hermétisme* et l'ésotérisme

*L'hermétisme n'est pas une religion organisée avec dogmes stricts, mais une voie initiatique. Un penseur hermétique ne se contente pas de la pensée rationnelle ou scientifique, il cherche une connaissance intérieure, la gnose, une compréhension profonde de l'Univers et de soi-même à travers l'analogie.

Principe (loi) de correspondance : " Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas " Le microcosme, l'humain, la matière, reflète le macrocosme, le cosmos, le divin. Tout est interconnecté. Tout provient "d'une seule Source". Le divin est présent partout. Dieu est dans tout et Dieu est le Tout.

Et pour vous, quelles réflexion vous inspire cette phrase millénaire ?

" Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas "